Yaoundé :capitale du foncier

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    C’est à la faveur d’une semaine de réflexion sur le thème : « gouvernance foncière et locale au Cameroun : innovation et perspective »

    Par Waren Aboka

    Les travaux de la semaine du foncier, 2ème édition 2022 se sont ouverts le 14 novembre à Yaoundé par le ministre des Domaines du Cadastre et des Affaires foncières (Mincaf) Henri Eyébé Ayissi.
    L’initiative est du Centre pour l’environnement et le développement et ses partenaires, avec l’appui de l’Union européenne.

    En effet, les violations des droits fonciers des camerounais se multiplient et aucune localité n’en est épargnée. Selon le projet LandCam, qui a lancé une initiative intitulée : « Quelle terre demain pour le Cameroun », ces tensions autour des terres se justifient par le fait que : « Avec ses 45 ans d’âge, la loi qui gouverne la terre dans notre pays est plus vieille que 87% de la population. Cette loi n’est plus adaptée à la société… » ce projet LandCam qui bénéficie de l’appui de l’Union européenne, vise à : « Contribuer à l’amélioration de la gouvernance foncière au Cameroun et à la sécurisation des droits fonciers et sur les ressources au moment où la réforme foncière est en cours », comme l’a précisé Samuel Nguiffo, secrétaire exécutif du Centre pour l’environnement et le développement (Ced), initiateur de la semaine du foncier.

    Une semaine pour réfléchir sur le foncier ne peut être que saluée étant donné l’intérêt porté pour ce bien qui augmente en valeur, encore plus ces jours où le Cameroun compte devenir émergeant à l’horizon 2030 en misant sur des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, les mines, etc. où l’utilisation de la terre reste incontournable et même abusive, surtout au niveau des zones rurales. D’où la présence à Yaoundé de différentes composantes de la société venant de différents coins du pays et même d’ailleurs à cette rencontre dont le thème est : « gouvernance foncière et locale au Cameroun : innovation et perspectives. » Même la diversité du panel de la cérémonie d’ouverture où se sont exprimés, le représentant de l’Union européenne, le Mincaf, et ses homologues de la Promotion de la femme et de la Famille, de l’Elevage des Pêche et des Industries animales et des Travaux publics témoigne des enjeux de la question à tous les niveaux.

    Des concessions foncières à grande échelle au dialogue des directives volontaires en passant par le genre et le foncier, entre autres, les participants ont jusqu’au 18 novembre pour  proposer des pistes de solutions qui pourraient être prises en compte pour une loi qui rende harmonieuse la gouvernance foncière au Cameroun afin qu’aussi bien les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap que les peuples autochtones, nomades ou sédentaires jouissent de leur inaliénable droit à la terre.