vendredi, août 12, 2022
Home  Réchauffement de la planète : Transformer les défis en opportunités est possible en...
Array

 Réchauffement de la planète : Transformer les défis en opportunités est possible en Afrique 

Grâce à la mobilisation de l’AFF et ses partenaire les acteurs forestiers africains ont réalisé des travaux sur les possibilités de développement qu’offrent les changements climatiques ; quelques résultats ont été présentés lors de l’atelier du 6 au 10 juin dernier à Ouagadougou au Burkina Faso.

Par Adrienne Engono Moussang

Sept mois après la 26ème Convention des parties sur le climat (Cop26) tenue en novembre 2021 à Glasgow en Ecosse et quatre mois avant la Cop27 prévue en Egypte, le Forum forestier africain, encore appelé African Forest Forum (AFF) a organisé un atelier de cinq jours (du 6 au 10 juin 2022) à Ouagadougou, au Burkina Faso.

La rencontre qui a regroupé des chercheurs, des représentants des organisations gouvernementales et non-gouvernementales, des acteurs de la société civile, des journalistes, etc. avait pour thème : « Gestion des forêts dans le contexte du changement climatique :  défis et opportunités pour le développement durable en Afrique ».

Une occasion pour les experts de cette plateforme qui se veut le lieu par excellence où l’on cherche à mieux faire savoir comment les forêts et les arbres, et les populations qui dépendent de ces ressources dans les différents paysages africains répondent aux changements et variabilités climatiques, de répondre aux différents questionnements récurrents dans les opinions. Des questions posées par des journalistes qui traitent de l’environnement.



Le financement climatique, le renforcement des capacités par exemple dans le domaine des emplois verts qui sont une véritable niche en opportunités de développement dont doit se saisir la jeunesse africaine.

D’abord, comment transformer les défis des changements climatiques en opportunités de développement? Comme réponse, le Pr Louis Zapfack, expert de l’AFF, indique que : « les changements climatiques permettent de développer des astuces. » Dans la foulée, l’expert citera la Réduction des émissions dues à la déforestation, à dégradation et à la dégradation des forêts (Redd+) sur laquelle beaucoup pays tels que le Cameroun sont engagés aujourd’hui avec des résultats satisfaisants ;  l’efficacité énergétique qui, grâce à l’utilisation des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire, va aider les ménages à réaliser des économies financières en payant des factures moins onéreuses que lorsqu’ils sont abonnés à l’énergie fossile, l’évaluation des stocks de carbone. Le financement climatique, le renforcement des capacités par exemple dans le domaine des emplois verts qui sont une véritable niche en opportunités de développement dont doit se saisir la jeunesse africaine. Pour ce dernier : « il faut avoir une vision holistique aujourd’hui car ce qui était pensé avant les changements climatiques a changé. C’est l’exemple du secteur agricole où certaines variétés qui étaient absentes sont prises en compte et sont développées. »

« Les mécanismes financiers sont susceptibles de renouveler les écosystèmes notamment dans le bassin du Congo. Autant le plan d’action de Bali que l’accord de Paris ont prévu des mécanismes concrets ; ceci est renforcé par le fait que plusieurs pays ont une tendance à la baisse de l’utilisation des forêts qui permet de développer des opportunités. L’opportunité c’est la prise de décision de nos gouvernements dans la mise en place des projets pour la création des crédits carbone», soutient l’enseignant des universités.

Vue d’un massif forestier au Cameroun

Les forêts sont subdivisées en trois sous-groupes : le domaine permanent, le domaine non-permanent et les aires protégées.

Comment dont concilier le développement avec la gestion durable de la forêt ? Ici les avis des experts le Pr Djibrils Dayamba et Cheikh Dieng convergent pour affirmer qu’« Il est déjà possible de concilier le développement économique durable avec la conservation des forêts en Afrique.» Les forêts sont subdivisées en trois sous-groupes : le domaine permanent, le domaine non-permanent et les aires protégées. « C’est dans le domaine non-permanent qu’il y a les activités. Dans le domaine permanent, l’on peut faire l’exploitation forestière qui est bénéfique à l’économie du pays avec 10% de contribution dans le Produit intérieur brut (Pib) des pays africains », indiquent-ils.
Et d’ajouter : « Une exploitation forestière qui se fait dans les normes prend en compte les plans d’aménagement, c’est-à-dire, la manière dont les forêts seront exploitées et  la durée de 30 ans qu’il faut laisser pour la régénération, bénéfique pour l’État et la population. »

Nos experts forestiers sont convaincus qu’il est difficile d’imaginer un développement sans la forêt. « Les pays ont mis en place des plans d’aménagement au niveau national et de politiques de convergence au niveau régional, il y a des études d’impact environnemental et social. Il y a là des moyens pour donner une plus-value aux produits de la forêt. Il faut un sursaut pour soutenir ces efforts de conservation ; le cas des puits carbone. L’arrêt de l’exploitation des produits bruts va apporter un plus aux pays de l’Afrique centrale. », tranchent-ils.

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments

fr_FRFrançais