lundi, octobre 3, 2022
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Promotion de la santé et de la nutrition : la deuxième phase de LOKALE lancée

Les bénéficiaires de ce projet qui vise à encourager les bonnes pratiques afin de minimiser les impacts du COVID-19  passent de 15 à 23 communes.

Par Adrienne Engono Moussang

Le Projet LOKALE (en allemand, local) a démarré sa deuxième phase le 15 septembre 2022 à Yaoundé.  Ce projet vise à encourager les bonnes pratiques pour la promotion de la santé et de la nutrition afin de minimiser les impacts du COVID-19. Sa première phase  démarre au Cameroun grâce à la Coopération allemande (Giz), à travers « Fostering Local Gouvernance for Quality Health and Nutrition in Covid-19 Era » (LOKALE I) qui a octroyé un appui financier à Helen Keller Internationale(HKI).

Son démarrage s’est fait dans quinze communes dont douze à l’Ouest et trois dans l’Adamaoua. C’est après cette première phase satisfaisante, que le gouvernement camerounais, les élus locaux, la
coopération allemande, le Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM) le PEERSS et Helen Keller International se sont retrouvés le 15 septembre pour un nouveau départ qui va enrôler 23 communes. 

La malnutrition reste une préoccupation mondiale.

Toutes les parties prenantes se sont engagées à tordre le cou à la malnutrition et à améliorer la santé des populations par des initiatives des collectivités décentralisées. Le directeur général du Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale, Philippe Camille AKOA, a dit sa détermination à aller de l’avant dans cette mission qu’il s’est assignée après une rencontre avec des responsables, notamment du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et de Helen Keller International. Ce jour-là : « Mes interlocuteurs m’avaient alors parlé de la malnutrition comme un problème de santé publique et un frein au développement. J’ai été très sensible à cette question… », se souvient-il.

En fait, la malnutrition reste une préoccupation mondiale. Voilà pourquoi, tout un objectif de développement durable (Odd) est entièrement dédié à la lutte contre ce fléau, l’Odd N°2. Des parties des Odd 1, 3, 4, 6 et 8 s’intéressent aussi à cette question, classée parmi les cinq premières causes de mortalité chez les enfants de zéro à cinq ans et à l’origine de certaines maladies chroniques. Et pour l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la malnutrition englobe « les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne » En clair, à en croire l’Oms,  dans la malnutrition, l’on retrouve : « la dénutrition qui comprend l’émaciation (faible rapport poids/taille), le retard de croissance (faible rapport taille/âge) et l’insuffisance pondérale (faible rapport poids/âge); la malnutrition en matière de micronutriments, qui comprend la carence en micronutriments (manque de vitamines et de minéraux essentiels) ou l’excès de micronutriments et le surpoids, l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation (par exemple, les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et certains cancers).»

Dans la recherche de solutions, aucune contribution n’est de trop

Au Cameroun, l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Ensan), réalisée en septembre 2020 auprès de 9.959 ménages dans les dix régions, indique que l’Adamaoua, l’Est, l’Extrême-Nord, le Nord et l’Ouest sont en situation d’insécurité alimentaire. Cette situation s’est détériorée pour passer de 12, 8% en 2019 à 20.4% en 2020 à cause du COVID-19 qui a augmenté la précarité déjà installée par l’insécurité. Dans la recherche de solutions, aucune contribution n’est de trop.

Les efforts de HKI peuvent donc être reconnus. Cette organisation qui, depuis 2019 et grâce à un financement du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops), « a initié avec les 33 communes de la région de l’Est, comme le relève son directeur pays, Ismaël Tetal, le projet de gouvernance locale de la nutrition ». Des communes qui, après un diagnostic communautaire endogène se sont engagés à consacrer entre 1% et 5% de leur budget communal à la lutte contre la Malnutrition.

Et même : « L’écho de cet intérêt des Maires et des élus locaux de l’Est a retenu l’attention du Directeur général du Feicom, par ailleurs Ambassadeur de la Lutte contre la malnutrition qui, en 2020 », renseignera le directeur pays de Helen Keller International,

Désormais, les communes de Ngaoundéré, Dang, Bafoussam2, Batie, Bertoua 1, Kette, Ouli et Garoua Boulai qui rejoignent celles
de Dir, Ngaoundal and Tibati – Bayangam, Bandjoun, Bayangam, Demdeng, Bafang, Bana, Banka, Bazou, Tonga, Bangangté, Foumbot, sous Naturing local Governance of Health Promotion and Nutrition (LOKALE II). « Au vu de ces résultats, l’optimisme règne quant à la réussite de la deuxième phase de ce projet qui voit les Communes cibles passer de 15 à 23. C’est avec les efforts conjugués de toutes les parties prenantes à savoir le gouvernement camerounais, les élus locaux, la coopération allemande, le Feicom, le PEERSS et Helen Keller International que nous atteindrons nos objectifs, pour le bien des populations camerounais. Dans cette nouvelle phase 2022-2023, un accent particulier sera mis sur les compétences », espère Ismaél Tetal, encouragé par la présence de Guillebert Josselin, le directeur du programme ProPASSaR de la Giz, dans l’espoir d’un partenariat gagnant-gagnant.

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