dimanche, juillet 3, 2022
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Etude collaborative :: 10 jours pour tester l’innocuité et l’efficacité du Fexinidazole dans le traitement de la maladie du sommeil de T.b. rhodesiense.

Le DNDi et ses partenaires vont initier une étude clinique multicentrique en Ouganda et au Malawi sur des patients atteints de maladies du sommeil par le trypanosome Rhodesiense, sur l’efficacité et la tolérance du fexinidazole. L’objectif de cette étude est de montrer que ce médicament oral à dose unique quotidienne pendant 10 jours est une alternative aux protocoles thérapeutiques encore utilisés actuellement.

Le fait d’avoir découvert une nouvelle molécule facilement accessible aux patients victime de maladie du sommeil permet d’envisager à terme l’éradication de cette parasitose mortelle.

Pour cette étude, Epicentre travaille en partenariat avec DNDi (Drugs for Neglected Disease Initiative). DNDi est une organisation indépendante de recherche et développement pour les maladies négligées dont Médecins Sans Frontières (MSF) est l’un des fondateurs. DNDi a toujours ciblé la maladie du sommeil comme l’une de ses principales priorités. Depuis 2007, DNDi mène des études avec le nouveau traitement, le fexinidazole, pour traiter cette maladie fatale.

L’étude en quelques mots

Le parasite de la maladie du sommeil, le trypanosome, se transmet à l’homme par la piqûre d’une glossine ou mouche tsé tsé, dans les galeries forestières de certaines régions africaines sub-sahariennes. La maladie comporte deux phases, la première secondaire à la piqûre, phase dite lymphatique, le parasite circulant dans le sang et les ganglions, la seconde neurologique, lorsque le parasite passe la barrière méningée pour atteindre le cerveau, et se manifeste par des signes classiques comme le sommeil diurne qui donne son nom à la maladie.

Le fexinidazole a d’abord été étudié et récemment recommandé par l’European Medicine Agency comme médicament principal contre la maladie du sommeil dû au parasite nommé Trypanosoma brucei gambiense, qui sévit en RDC, en République Centrafricaine, en Angola et en Ouganda et au Soudan du sud. Mais une autre découverte scientifique   a été mise en évidence par le DNDi : cette molécule serait aussi active sur l’autre parasite, Trypanosoma brucei rhodesiense (T.b. rhodesiense) qui sévit aussi plutôt en Afrique de l’est  et australe dans les pays comme l’Ouganda et  le Malawi,  la Zambie et le Zimbabwe qui concentrent les nombres de cas les plus élevés. Jusqu’à présent cette forme de maladie du sommeil était traitée par des injections de suramine pour la phase lymphatique pendant plusieurs semaines qui ne sont pas efficace sur la phase neurologique et responsable de nombreux effets secondaires.La phase neurologique se traite avec le mélarsoprol, un dérivé arsenical, qui s’administre en milieu hospitalier, et nécessite des injections intraveineuses pendant dix jours. Il s’agit d’un très ancien médicament qui provoque chez 8% des patients une méningoencéphalite mortelle pour la moitié d’entre eux.

Outre Epicentre, les partenaires du DNDi pour cette étude, financée par European & Developing Countries Clinical Trials Partnership sont: l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Université de Makerere à Kampala, Ouganda, le Ministère de santé de Malawi, Institut tropical et de santé publique suisse à Bâle, la Suisse, l’Organisation nationale ougandaise de recherche en santé, et l’Institut d’hygiène et de médecine tropicale à Lisbonne, Portugal.

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