Monday, October 3, 2022
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Denrées alimentaires: Possible accélération des pénuries entre juin et août 2022

Le bulletin trimestriel de l’ONACC présenté le 31 mai dernier prédit des risques de diminution des températures moyennes et celui d’augmentation des écarts thermiques journaliers dans de nombreuses localités du Cameroun avec des gros impacts sur les secteurs d’intérêt.

Par Adrienne Engono Moussang

Comme en mars 2022, l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) a publié le bulletin trimestriel des prévisions météorologiques pour les trois prochains mois, le 31 mai dernier. Ainsi, les mois de juin, juillet et août 2022 seront marqués par d’importants risques de canicule (jours successifs avec des températures maximales supérieures à 30°c) dans de nombreuses localités des régions de l’Extrême-nord, du Nord, de l’Adamaoua de l’Ouest du Centre et du Sud ; une augmentation du nombre de jours avec des nuits froides à l’Extrême-nord, au Nord, à l’Ouest au Nord-ouest et au Littoral suite à la diminution des températures maximales. Par contre, la même période sera marquée par : une installation effective de la saison des pluies dans la zone soudano-sahélienne (Extrême-nord et Nord) ; une effectivité de la petite saison sèche dans la zone forestière à biométrie bimodale (régions du Centre, du Sud et de l’Est) ; une augmentation globale des quantités de précipitations sur l’étendue du territoire national. Des grandes secousses seront ressenties dans les secteurs d’intérêt avec des impacts sociaux tels que l’augmentation des prix des denrées alimentaires (viande, plantains, huile, etc.).

Élevage : Un risque d’enregistrer : de nombreux cas d’épizooties à germes préférant de bonnes conditions humides ; des cas de dégradation de la qualité de la paille dans des localités où de pratique un élevage intensif et un risque de repousse des mauvaises herbes ; des cas de perte de la qualité de la production ; la diminution de la fécondité du bétail à cause du stress thermique.

Agriculture : De nombreux cas de lessivage des sols cultivés dû aux fortes précipitations dans les régions de l’Extrême-nord, du Nord, de l’Adamaoua, du Centre, du Sud de l’Est de l’Ouest, du Nord ouest , du Sud-ouest et du Littoral ; un accroissement des mauvaises herbes dans les champs et des flambées de cas de maladies dues  aux fortes précipitations dans de nombreuses localités des régions de l’Extrême-nord, du Nord, de l’Adamaoua, du Centre, du Sud, de l’Est de l’Ouest, du Nord-ouest ,du Sud-ouest et du Littoral ; l’engorgement des cultures dans les bas fonds de nombreuses localités des régions de l’Extrême-nord, du Nord, de l’Adamaoua, du Centre,, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Nord-ouest, du Sud-ouest, et du Littoral ;  des cas de baisse d’efficacité des traitements de pesticides.

Santé : Une augmentation des cas de paludisme dans les cinq zones agro écologiques,  des maladies respiratoires (grippe, rhume…) et cardiovasculaires, surtout chez les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de rhumatisme ; des diarrhées d’origine hydrique (levures, amibiase, dysenterie, choléra…) suite à la contamination des eaux de consommation par les eaux de ruissellement polluées ; l’on pourra aussi enregistrer des cas de paludisme à cause de la multiplication des flaques d’eau autour des habitations, la  typhoïde, du fait de la mauvaise qualité des eaux de consommation ; des maladies respiratoires ( grippe, toux, rhume) suite à l’humidité ; des cas de noyades suite aux inondations.

Le secteur de l’eau et énergie  va connaître l’ensablement des barrages de retenue d’eau, de destruction des infrastructures/ équipements de transport et de production d’électricité (poteaux, câbles, transformateurs…) causés par de  fortes pluies accompagnées des vents violents ; des cas de destruction des équipements dans les stations de captage et de traitement des eaux ; une forte turbidité des eaux de consommation dans de nombreuses localités des régions du Centre, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Nord-ouest, du Sud-ouest, du Littoral et la partie sud de la région de l’Adamaoua ; une contamination des eaux de consommation par les eaux d’inondations et de ruissellement polluées dans de nombreuses localités des régions du Centre, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Nord-ouest, du Sud-ouest, du Littoral et la partie sud de la région de l’Adamaoua

  • Environnement et biodiversité : Des cas d’inondations des bassins de natation dans les sites écotouristiques, des cas d’accidents dus à la chute d’arbres dans la réserve forestière, les parcs et autres sites touristiques, des cas de noyade des touristes dû à l’élévation du niveau de l’eau dans de nombreuses localités des régions du Centre, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Nord ouest, du Sud-ouest, du Littoral et la partie sud de la région de l’Adamaoua ; le cas de perte des animaux par noyade ; une  migration de certaines espèces suite aux fortes pluies et inondations ; un faible taux de mise bas des animaux suite aux inondations ;  le cas de braconnage suite aux fortes pluies qui pourraient limiter le déploiement des Eco-gardes.
  • Tourisme : Un risque d’enregistrer : des cas d’accidents dans les parcs et réserves suite à la chute des arbres, de leurs branches pendant les fortes pluies accompagnées des vents violents ; des cas d’inondations dans les berges de certains cours d’eau avec pour conséquence des cas de noyade des touristes ; des cas de submersion de certains espaces dans les sites touristiques ; des cas d’obstruction des voies d’accès aux sites touristiques suite aux inondations.

Travaux publics :  De nombreux cas d’affaissement des ouvrages de franchissement (buses, ponts…), un retard dans l’exécution des travaux de génie civil (ponts, buses…), des cas de rupture des routes en terre, des perturbations dans l’exécution des travaux infra structuraux avec un impact négatif sur les délais de livraison entre autres.

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