Accès à l’eau potable : Le Cameroun paré des schémas pour la meilleure gestion de la ressource

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    Ils sont contenus dans les résultats du projet d’études MRU dont la clôture a eu lieu le 17 novembre à Ebang.

    Par Adrienne Engono Moussang

    L’atelier de clôture du Projet d’études et de préparation d’un programme d’approvisionnement en eau potable et assainissement en milieu rural (Projet d’études MRU) a eu lieu le 17 novembre dernier à Ebang ; en présence du secrétaire général du Ministère de l’Eau et de l’Energie, représentant le ministre et du directeur général de l’Institut de recherche géologiques et minières (IRGM), le Dr Joseph Victor HELL. L’accès à l’eau potable est un véritable défi pour le Cameroun, comme dans bien d’autre pays en Afrique et dans le monde.  D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) estimaient à 2,2 milliards, le nombre de personnes n’ayant pas toujours accès à cette denrée en 2019. Au Cameroun, 34% des quelque 25 millions d’habitants ont accès à cette ressource. Un accès qui pourrait s’amenuiser à cause des impacts des changements climatiques. Pourtant : « Nous avons abouti à la conclusion selon laquelle Il y a vraiment assez d’eau au Cameroun mais une disparité au niveau de l’espace ; toutes les régions n’ont pas les mêmes quantités d’eau », indique Dr Jean Claude Ntonga, hydrologue, chef du Centre de recherches sur l’eau et les changements climatiques à l’Institut de recherches géologiques et minières, qui a participé à l’étude.

    . « L’étude a été motivée par le fait qu’en ce moment comme dans les pays, il y a un grand stress hydrique qui exige la gestion rationnelle des disponibilités. Suite à ce constat, le gouvernement du Cameroun, à  travers le ministère de l’Eau et de l’Energie,  grâce à des partenaires techniques et financiers comme la banque africaine de développement (Bad) a contracté un prêt pour financer le « Projet d’étude en milieu rural. » Ce projet a plusieurs études dont celle sur l’évaluation des ressources nationales en eau au Cameroun   et la mise en place d’un système d’information sur l’eau », explique le Dr Ntonga.
    Tout a commencé par un bilan à travers l’observation des infrastructures hydropluviométriques, de la qualité de l’eau car, précise le chef du centre : « c’est de là que doit partir tout le système pour faire une évaluation des ressources en eau dans n’importe quel pays. Ceci a été fait nous avons aussi fait l’analyse critique de toutes les données disponibles, historiques et anciennes pour pouvoir proposer au gouvernement qu’il y ait une efficience dans la gestion des ressources en eau. ..»

    ouverture de l’atelier

    Nous avons voulu que soit faite une bonne évaluation en eau au Cameroun, en proposant des bons schémas pour les infrastructures hydro-pluviométriques, pour les eaux souterraines également pour la qualité des eaux, et proposer un système d’informations sur l’étendue du territoire. Ceci doit être soutenu par une bonne gouvernance de l’eau et c’est pourquoi le cadre juridique et institutionnel des activités qui gèrent l’eau au Cameroun ont été bien définis. Des propositions concrètes ont été faites pour que la gestion en eau soit vraiment efficiente pour tout le pays.

    En rappel, l’IRGM est un centre de Référence et d’expertise dont les différentes missions sont définies dans le décret du 30 octobre 2018. Il assume notamment, le conseil et l’appui à la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques en matière d’énergie, de gestion des ressources en eau, de recherche minière et environnementale et la recherche scientifique et l’innovation technologique dans le domaine des ressources géologiques, hydrologiques, énergétiques, minières et environnementales.