dimanche, mai 22, 2022
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Cop 26 :: La COMIFAC évalue sa participation

Une conférence de presse, à cet effet, a été donnée par le Président de cette instance sous-régionale le 17 décembre à Yaoundé.

Par Adrienne Engono Moussang

Jules Doret Ndongo, le Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF) du Cameroun, en sa qualité de Président en exercice de la Commission pour les Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), a donné une conférence de presse le 17 décembre dernier. Cet échange avec la presse nationale et internationale, en présentiel et visio, a été l’occasion pour le Président de la COMIFAC de faire le point de la participation de cette structure sous-régionale qui regroupe dix pays (Le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe et le Tchad) à la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. La 26ème édition tenue à Glasgow en Ecosse.

De fait, la COMIFAC occupe une place importante dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est que, c’est dans cette aire géographique que se trouve le deuxième massif forestier, en passe de devenir le premier poumon mondial grâce à sa capacité à de résistance à la chaleur.

Quoi de plus normal pour engranger des financements, surtout lorsque pour la première fois, ce regroupement décide de faire porter une déclaration commune par leur guide, Jules Doret Ndongo dont le mandat a été prorogé pour la bonne cause. « Normalement, notre mandat devait s’achever en juillet 2021. Mais à l’unanimité de mes pairs d’Afrique Centrale il a été prorogé jusqu’en juillet 2022. Cette prorogation se justifie par la volonté par mes pairs de voir finaliser la position commune des pays du Bassin du Congo devant servir de base de négociation lors de la COP26 à Glasgow », renseigne le Président de la COMIFAC qui a bénéficié de l’appui de la République Fédérale d’Allemagne qui assure la facilitation Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFCB).

Regard commun pour les forêts du bassin du Congo

Que les procédures soient allégées

En termes de bilan, « lors de la récente COP26, sous l’impulsion de la République Fédérale d’Allemagne, une dizaine de pays donateurs se sont positionnés pour une allocation financière de 1,5 milliards de dollars soit 983 milliards de FCFA en faveur des forêts du Bassin du Congo. Ceci fait en l’espace d’un mois un engagement pour une dotation total 1066 milliards de FCFA pour le Bassin du Congo », indique le Ministre des Forêts et de la Faune. Et de préciser : « Pour les pays du Bassin du Congo, il ne s’agit pas d’un don mais d’une reconnaissance mondiale des services écosystémiques que rendent le Bassin du Congo. Il est donc nécessaire qu’au-delà d’un financement qui ne durera que 5 ans, qu’il soit durable, parce que les rôles des forêts du Bassin du Congo dans la régulation climatique mondiale ne dureront pas seulement 5 ans. »

Le Président de la COMIFAC veut ici relever la place de cette entité qui mérité plus à cause des efforts qu’elle consent pour la conservation de ses forêts et se convaincre que ces promesses ne resteront pas de simples discours, comme par le passé, au vu de la réalité climatique planétaire révélée dans le rapport du Groupe Intergouvernemental sur le Climat (GIEC) en août 2021. Jules Doret Ndongo suggère que les procédures soient allégées pour favoriser l’accès auxdits financements.

La COMIFAC peut compter sur le PFCB dont le Facilitateur, Dr Christian Ruck, qui est intervenu en visio au cours de la conférence de presse, a révélé que d’autres financements ont été promis et que les modalités de paiement et de coordination seront bientôt discutées. Seront aussi bientôt définies, à en croire Jules Doret Ndongo, les domaines prioritaires qui seront financés.

A propos de la COMIFAC

La Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) dont le siège est à Yaoundé au Cameroun a vu le jour suite au premier sommet des chefs d’Etat d’Afrique Centrale sur la gestion durable des écosystèmes des forêts denses et humides tenu en mars 1999. L’institution sera logée dans un bâtiment neuf dans les prochains mois à Yaoundé. C’est ici que se trouve le Bassin du Congo avec 300 millions d’hectares de forêt soit une capacité de stock d’environ 46 milliards de tonnes de carbone selon les évaluations faites en 2009 par des experts. Ces forêts sont de plus en plus menacées par l’exploitation forestière, l’exploitation minière, l’agriculture industrielle, la construction des grandes infrastructures.

A ces menaces, s’ajoutent les retards dans le versement des contributions accusés par certains membres, qui font que le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC connaisse des difficultés de fonctionnement. Près de 2,5 milliards de FCFA d’arriérés de contribution égalitaires des Etats membres sont à recouvrer, apprend-on.

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