dimanche, juillet 3, 2022
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Cop 15 sur la désertification :: Comité Inter Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel :: Le processus d’adhésion du Cameroun en réflexion

La deuxième et dernière semaine des travaux d’Abidjan a été marquée par la rencontre entre la délégation du Cameroun, sous la conduite de I’ambassadeur, madame Marie Yvette Koloko épouse Assene Nkou, et les responsables du Comité Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel. Le principal sujet à I’ordre du jour était le processus d’adhésion du Cameroun à I’espace des pays membres de ce comité.

Par Line Renée Batongue

Maïmouna doit parcourir environ trois kilomètres pour se ravitailler en eau nécessaire à la cuisine et aux travaux ménagers. C’est le même calvaire que vivent les femmes de son village, Manoré, près de Kaélé dans I’Extreme-Nord du Cameroun. C’est dire que le Cameroun vit les conséquences des changements climatiques qui se traduisent par I’avancée du désert dans la partie septentrionale de son territoire. C’est à juste titre que le pays voudrait donc intégrer le Comité Inter Etats de Lutte contre la Secheresse dans le Sahel, le CILSS.

Marie Yvette Koloko épouse Assene Nkou, Ambassadeur du Cameroun en Cote d’Ivoire, et chef de la délégation camerounaise à cette Cop15, pense que I’integration à ce comité va permettre à notre pays de bénéficier des multiples appuis, notamment techniques et financiers qui s’y trouvent. Des appuis qui aideront à Iutter contre la sécheresse, la dégradation des terres, la préservation de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques.

Madame I’Ambassadeur a cherché à savoir ce qu’il faut pour que le Cameroun devienne pays membre du CILSS auprès du Secretaire Exécutif adjoint, le Dr Paul Ouedraogo, qui n’a pas hésité à répondre à toutes les questions posées par la délégation du Cameroun.

A la tête de ce Comite Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel, on pense justement que le Cameroun remplit tous les critères pour son adhésion. D’ailleurs, l’intégration de notre pays ne fera qu’enrichir I’espace des pays membre de part sa diversité géographique. Le CILSS pourra par exemple, en travaillant en collaboration avec I’observatoire national sur les changements climatiques, offrir au Cameroun les équipements pour les prévisions météorologiques, ou les donnéss serviront d’appuis aux prises de décision dans les activités agricoles, pastorales et touristiques. Ce Comité Inter Etats pourra aussi apporter son expertise dans la gestion durable des écosystemes, les bonnes pratiques, la gestion de I’eau et les changements climatiques.

Le nord Cameroun, qui est une zone d’élevage, pourra développer des chaines de valeur dans ce secteur avec pour bénéfice direct I’emploi pour les jeunes et les femmes. En outre, le CILSS pourra contribuer dans la formation des jeunes dans les universités et le renforcement des capacités en milieu professionnel dans les domaines de la sécurité alimentaire, I’exploitation rationnelle de I’eau et la résilience à la sécheresse.

Autant d’avantages qui pourront permettre à Maïmouna et aux femmes de son village de développer des activités génératrices de revenus afin de rester résilientes face à I’avancée du désert.

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