lundi, octobre 3, 2022
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Lutte contre le VIH

Bientôt un guide sur l’approche genre disponible
Le document qui sera élaboré par l’ONG Fesade avec l’appui d’ONU Femmes va contribuer à la réduction de l’incidence des Vbg sur la prévalence de l’épidémie chez les femmes et les filles au Cameroun.

Le projet « Intégration du genre dans le soutien psychosocial des femmes et filles Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les projets de lutte contre le VIH sida » est désormais sur les rails. Exécuté par l’organisation non-gouvernementale (ONG) Femme-Santé-Développement (Fesade) ce projet bénéficie de l’appui technique et financier du bureau pays de ONU Femmes au Cameroun.
Parmi les activités à implémenter, l’élaboration d’un guide. A en croire Valerie Gystiane Tchemo, un guide pratique des jeunes existe déjà mais celui-ci ne prend pas en compte l’approche genre dans les interventions et les projets de prise en charge psychosociale des Personnes vivant avec le VIH. Le guide que va produire le projet vient combler ces insuffisances et améliorer la lutte contre le VIH..
En fait, l’enquête Camphia qui a révélé ses résultats en 2018 l’a encore confirmé ; l’infection à VIH affecte plus les femmes que les hommes au Cameroun. Sur une prévalence de 3,4% dans la population globale, 4,8% des femmes de 15 à 49 ans sont infectées contre 2% d’hommes. Autrement dit, les femmes sont deux fois plus exposées à cette maladie que les hommes.
Et, même si les chiffres ne sont pas toujours disponibles, il est reconnu que les violences basées sur le genre (Vbg) ont un impact sur la transmission du VIH à la femme et à la jeune fille. De quoi s’inquiéter car selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle et une sur cinq est cible de viol.


Les Vbg, et par ricochet le VIH, prennent de l’ampleur dans un contexte de migration et d’instabilité. Ce qui peut bien expliquer le choix de la ville de Bertoua, à l’Est, (région qui accueille un nombre important de réfugiés centrafricains) parmi les site d’implémentation du projet. Il sera question de former soixante agents psychosociaux dans cette ville et soixante autres à Ebolowa, région du sud, le deuxième site retenu. Au total 120 agents psychosociaux recevront la formation en deux sessions dans chacune des deux villes.
L’occasion est aussi donnée au personnel de Fesade de se familiariser avec cette autre thématique et de mieux comprendre l’approche de ONU Femmes. C’est bien l’une des raisons pour lesquelles ce personnel s’est retrouvé le 23 août dernier autour de Valerie Gystiane Tchemo, chef du projet et du coordinateur exécutif de l’ONG, Akongo, pour déjà s’imprégner du projet. Réunion à laquelle a pris part Bouchard Zambo, expert en genre et santé, spécifiquement VIH à ONU Femmes.
Il faut préciser que la formation des agents psychosociaux s’inscrit dans le cadre des activités dans les centres du ministère de la promotion de la femme et de la famille (Minproff).

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