Cameroun :  une femme tuée par un éléphant en divagation à Maroua

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    Le gouvernement adresse ses condoléances à la famille éprouvée et invite les populations à s’éloigner des couloirs de refoulement ; des forces de défense en renfort.
    Par la Rédaction

    Mme Bintou de la localité de Balda, dans la région de l’Extrême-nord, est décédée le 23 mai suite à la décharge d’un éléphant. Dans un communiqué du ministre des Forêts et de la Faune (Minfof) parvenu à notre rédaction ce 24 mai et dans lequel le gouvernement présente ses condoléances à la famille de la disparue, il est indiqué que: « Un groupe de quatre éléphants dans sa migration naturelle en direction du parc national de Waza (dans l’Extrême-nord)  a été aperçu dans la localité de Maga. » c’est informés de cette situation, poursuit le document signé de Jules Doret Ndongo, que les services de la délégation régionale du Minfof de l’Extrême-nord ont engagé une opération de refoulement des bêtes. Des populations, curieuses, sont sorties de leur domicile et se sont massées le long du couloir de refoulement. Dame Bintou subira alors une décharge d’un des éléphants et décèdera.

    Les pachydermes sont actuellement en divagation à Kongola, dans la ville de Maroua. Des forces de défense sont en renfort pour les ramener au parc national de Waza. Jules Doret Ndongo a réitéré son appel aux populations pour plus de vigilance et de calme.

    Il faut relever que des cas de divagation de la faune sauvage dans les environs des aires protégées sont régulièrement signalés ces derniers temps au Cameroun. Les riverains du parc national de Campo Ma’an, dans la région du Sud (six heure de route de Yaoundé) ont été la cible des éléphants qui ont détruit leur champ.
    Selon des experts du Minfof, c’est la conséquence de l’occupation des couloirs par des habitants. Mais les populations pour leur part, accusent le développement des activités agropastorales sur leurs espaces de vie qui les oblige à se rapprocher des réserves de biosphère et par conséquent, des pachydermes. Vaste de plus de 150.000 ha, le parc national de Waza comptait, il y a une dizaine d’années, un millier d’éléphants, d’après les estimations de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN); des bêtes qui migrent en fonction des saisons.

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